La Commerzbank tient son assemblée générale à Wiesbaden alors qu'elle se défend contre l'offre publique d'achat d'UniCredit
La banque allemande Commerzbank, qui pourrait bientôt faire l'objet d'un rachat par UniCredit, a déclaré jeudi qu'elle était "convaincue" qu'un accord entre les deux groupes pourrait créer de la valeur.
La présidente du directoire de Commerzbank a fait cette déclaration alors que l'établissement bancaire annonçait une hausse de 45% de son bénéfice au troisième trimestre, clôturant ainsi ce qu'il a qualifié de "meilleurs neuf mois de son histoire".
"Nous sommes convaincus qu’avec UniCredit, nous pouvons créer de la valeur en tirant systématiquement parti des atouts des deux banques", a déclaré Bettina Orlopp.
La banque a déclaré qu'elle s'attendait à ce que l'offre publique d'achat d'UniCredit soit finalisée "dans les mois à venir".
Après avoir résisté pendant des mois à toute tentative de rachat, Commerzbank a indiqué qu'elle était désormais en pourparlers avec UniCredit en vue d'un accord entre la deuxième banque italienne et la deuxième banque allemande.
Commerzbank a assoupli sa position au cours de l'été, Bettina Orlopp ayant déclaré qu'un rapprochement avec UniCredit pourrait créer de la valeur pour les deux parties.
Ce changement de ton est intervenu quelques semaines après qu'UniCredit a révélé qu'elle détenait près de 48% du capital de la banque, cible de son offre hostile de 45 milliards d'euros.
Depuis lors, la Banque centrale européenne (BCE) a donné son feu vert à l’opération, levant ainsi un obstacle réglementaire majeur.
Mais les tensions persistent. Le directeur général d’UniCredit, Andrea Orcel, ne souhaite pas que Bettina Orlopp reste à la tête de Commerzbank et s’oppose à ce que Berlin conserve deux sièges au conseil de surveillance, une exigence du gouvernement allemand qui détient toujours une participation de 13,3%.
Commerzbank a fait état d'un bénéfice net de 859 millions d’euros sur le troisième trimestre, en hausse par rapport aux 591 millions d’euros réalisés un an plus tôt.
Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 864 millions d’euros, selon une prévision consensuelle publiée par le groupe.
(Rédigé par Tom Sims et Philipp Krach ; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)

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